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Rapport médico-légal de la section parisienne

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Rapport médico-légal de la section parisienne

Message  M. Weiss T. le Mar 26 Déc - 14:09

Affaire N°1 " Fight the Future (chp 1)"
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Rapport d'enquête :
l'Agent Troy Sweaney sera l' Archiviste (+ 1 à 3xp), il donnera son rapport d'enquête au MJ, qui le publiera.


Bilan :

    -> Klamp (absence excusée)
    -> Digital Fléa => 10xp / + 1Pt de PR / Résonance pour le Wall-crawling / Shamrock
    -> Marvinlerouge => 10xp / + 1Pt de PR / Résonance pour Speed / ?
    -> Julien [Archiviste] => 10xp / + 1Pt de PR / Résonance pour Speed / Accélération +?
    -> Fred => 10xp / + 1Pt de PR / Résonance pour Wall-crawling / Psycho-kinésie
    -> Ludox Sensei (absence excusée)


Pertes humaines : Equipe entièrement décimée par l'incarnation du Mal

Agent Troy C. Sweaney
Operations Diary : op01

Avertissement :

Ce rapport n’est pas à proprement parler un compte rendu opérationnel. Il s’agit d’un rêve que les membres de notre cellule ont tous fait. Son caractère précognitif est suffisamment marqué pour que nous utilisions les informations qu’il contient comme indices dans de futures enquêtes.


Nous reprenons peu à peu conscience dans l’obscurité, enfermé chacun dans un caisson d’hibernation. Les sarcophages réfrigérés sont regroupés au centre d’une salle où nous découvrons un système informatique complexe, des espaces de rangement personnels et du matériel opérationnel en grande quantité. Notre mémoire d’abord défaillante nous revient peu à peu. Nous ne somme que quatre parmi les occupants des sept caissons à avoir survécu à la mise en stase : le Dr. John Markway, Ramon Esteves, Georges Paxton et moi-même.

Après avoir remis en route l’alimentation et ainsi retrouvé un éclairage correct, nous entamons la collecte des indices qui pourraient nous permettre de percer un peu plus le voile d’amnésie qui brouille nos souvenirs. Nous mettons la main sur des documents en mauvais état dont quelques pages ensanglantées d’un journal tenu par un certain J.J. Hamilton. Il y est fait allusion de façon assez nébuleuse à un virus, aux dangers de la radiation hors ces murs ainsi qu’à une mission de voyage spatio-temporel ayant échoué. Dans le même ordre d’idée, des photos troublantes nous immortalisent en des lieux et époques insolites, à cheval à l’époque de la conquête de l’Ouest, dans les tranchées durant la première guerre mondiale, sur un baleinier finlandais en mer Baltique. Par ailleurs, de mystérieuses gélules attirent notre attention. Elles sont au nombre de quatorze, pour moitié de couleur rouge et pour moitié de couleur bleu. Nous déduisons rapidement que ces quelques capsules sont censées nous immuniser contre les radiations et le virus qui semblent avoir infesté le monde extérieur durant notre sommeil. L’inspection des bases de données complète quelques vides et nous confirment que nous appartenons à une institution nommée « l’Agence du dernier rempart » et que nous sommes dans le sous-sol d’une maison du Nord-Est de la France.

Décidés à prendre au sérieux les risques liés à une éventuelle contamination d’origine bactériologique ou radioactive, nous décidons d’organiser soigneusement une reconnaissance à l’extérieur. Un code que nous pensions destiné à ouvrir la porte métallique scellant l’unique ouverture de notre refuge nous donne l’accès par le biais d’un terminal à une cache contenant du matériel de technologie avancée. Equipés de combinaisons de type NBC glanées dans les rangements, l’agent Paxton et moi-même activons le sas et quittons l’abri et remontons vers la surface. Nous nous retrouvons dans une vaste demeure ancienne et délabrée. Les murs vieillis portent les signes évidents que des combats sanglants ont eu lieu au sein du bâtiment. Les impacts de balles et des fortifications de fortunes nous prouvent sans doute possible la tenue d’un siège, de la résistance acharnée d’un petit nombre de personnes face à une horde sauvage assoiffée de sang. Dans la cuisine nous découvrons le corps éventré du Dr Cobelpot alors qu’à l’étage ce sont les restes de J.J. Hamilton sur lesquels nous tombons, au milieu des gravas que le déluge de balles qu’il a fait pleuvoir sur ses assaillants a arraché aux murs dévastés. Depuis le grenier où une lunette d’astronomie point à travers un trou dans la toiture, nous activons un récepteur multimédia trouvé dans la cache. L’émission que nous captons nous glace le sang. Un flot d’images de violences collectives causées par une sorte de virus est relayé par des autorités impuissantes à les endiguer. Il semblerait que notre sommeil nous ait laissés en 2031 parmi les ultimes survivants de l’Humanité, du moins telle que nos l’avons toujours connue.
De nuit, il nous est impossible de ne pas apercevoir la colonne lumineuse qui darde depuis le sol jusqu’aux cieux enténébrés. La direction est la même que celle pointée par les indices glanés dans le bunker. Nous décidons à l’unanimité et sans grand espoir une expédition pour cette destination funeste. Nous rassemblons et entassons tout le matériel dans les deux véhicules que nous trouvons dans le garage de la villa et faisons route vers la ville lumière, non sans ironie.

Notre chemin nous mène à travers la ville de Metz ravagée et en apparence complètement déserte. Les rues sont jonchées de carcasses de véhicules et de gravats en tout genre, rendant notre progression des plus difficiles. Contraints d’emprunter l’artère principale, nous nous retrouvons soudain assaillis par des silhouettes désarticulées. L’une d’entre elles parvient à s’agripper à l’arrière de la voiture que l’agent Esteves et moi occupons. A notre grand étonnement le pare-brise arrière vole en éclat alors que la créature se fraie un chemin jusque dans l’habitacle. Nous nous en débarrassons en la criblant de balle et en la projetant hors de notre véhicule. Une horde de ses semblables commence lentement à se masser autour de nous, si bien que nous décidons de quitter l’agglomération et de la contourner largement.

Une fois parvenu à une trentaine de kilomètres de Paris où la colonne de lumière se fait de plus en plus visible, nous nous retrouvons bloqués. Les voitures abandonnées dans le plus grand désordre par leurs conducteurs dont le sort laisse peu de mystère forment un embouteillage à perte de vue. Il nous apparaît clairement que notre périple devra se poursuivre à pieds, ce qui n’augure rien de bon. En effet, les réserves de gaz de nos combinaisons sont quasiment épuisées, ne nous laissant d’autre choix que d’utiliser les pilules pour nous prémunir des radiations et du virus. Nous parvenons malgré tout à gagner quelques kilomètres en roulant sur une vois ferrée. Il nous faut toutefois nous résoudre à continuer notre route par nos propres moyens.
Nous laissons derrière nous une bonne partie du matériel, embarquant surtout des munitions qui nous seront rapidement utiles. Malgré notre discrétion, nous croisons assez vite de nouveaux cadavres ambulants qui nous attaquent à la première occasion avec la plus grande sauvagerie. La puissance de feu et le professionnalisme de l’équipe nous feront éviter le pire… pour l’instant du moins.

A l’approche de Paris intra muros, il nous apparaît clairement que les morts-vivants, comme nous, se mettent en mouvement en direction de la colonne. Cette dernière semble située au dessus de Notre-Dame de Paris, sur l’île de la Cité. Ils semblent attirés par le phénomène comme des insectes vers une source de lumière. Pour éviter la marée de cadavres animés qui envahie les rues de la capitale, nous décidons de passer par les couloirs du métro dans l’espoir de pouvoir franchir la Seine. Nous nous engouffrons dans une bouche encombrée de débris et entamons notre traversée des couloirs dans l’obscurité la plus totale. A la lumière de nos lampes, nous tentons de traverser un tunnel qui s’avère infesté de morts-vivants, nous contraignant à faire usage de nos armes et de grenades pour éviter d’être submergés. Nous finirons par traverser le fleuve à l’aide d’une embarcation de fortune et parviendrons non loin du parvis de la cathédrale. Les zombis se massent dans le plus grand désordre et se bousculent pour entrer dans l’édifice dont la colonne lumineuse crève le toit. Le Dr Markway se mêle à eux et pénètre dans le cœur de l’église. Voyant cela, nous lui emboîtons le pas pour nous retrouver nous aussi dans la pénombre du lieu de culte profané. A l’intérieur, le chœur et l’autel sont nimbés par la lumière de la colonne où es morts-vivants disparaissent à mesure qu’ils s’en approche.
Là, perché comme un vautour monstrueux, nous attends un ennemi de toujours, mais que nous ne connaissons pas encore. La créature immense et putride nous domine de toute l’envergure de ses ailes chitineuses. Sa voix résonne entre les voûtes délabrées pour nous annoncer que le combat est déjà perdu. Restant un instant interloqué par cette vision cauchemardesque, nous nous lançons dans un assaut que nous savons désespéré. Dans le feu de l’action, des facultés hors du commun se manifestent et nous les mettons naturellement à profit, pour courir sur les murs ou pousser nos capacités athlétiques bien au-delà des limites humaines. Malgré tout notre acharnement, nous tombons un à un entre les serres du monstre dont le sang noir recouvre le sol tel une ombre liquide…

Avec un goût amer dans la bouche, chacun de notre côté nous émergeons d’un sommeil agité. Nous ne sommes qu’à moitié soulagés de constater que nos aventures de la nuit étaient en réalité un très mauvais rêve. Sa dimension prophétique ne fait pas de mystère. Il s’agit sans l’ombre d’un doute de notre futur, du moins, si nous ne parvenons pas à le combattre…



[/i]
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Re: Rapport médico-légal de la section parisienne

Message  M. Weiss T. le Mar 26 Déc - 14:12

Affaire N° 2 : La maison du Docteur Woodscrope

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Agent sur le terrain :
:arrow: Docteur J. Markway
:arrow: Agent G. Paxton
:arrow: Agent E. "Rio" Estevez
:arrow: Agent J. Meyers

Bilan :[/u]
    -> Klamp [Archiviste] => 10xp / +1 PR / + 1PRM / résonnance pour Pshycho-kinésie
    -> Digital Fléa => 10xp / + 1Pt de PR / +1 PRM
    -> Marvinlerouge => 10xp / + 1Pt de PR / +1PRM
    -> Julien => (absence excusée)
    -> Fred => 10xp / + 1Pt de PR / +1PRM
    -> Ludox Sensei (absence excusée)


Pertes humaines : une petite fille Lise Machallington
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Informations complémentaires :

Suite à votre intervention, un des représentants des forces de l'ordre a du être remplacé dans le petit village de Bodsham - près de Ashford/ angleterre. Mr. Hamilton a pu placer un de nos agents au poste de" shériff local".

:arrow: Bodsham devient un point de repli éventuel pour tout agent traqué.
    1/ au poste de police local
    2/ maison du docteur TREFFERT

:arrow: Le docteur TREFFERT peut recevoir tout agent souffrant d'une pathologie mentale pour le soigner : l'agent devra toutefois dépenser 1 xp et 1000 livres sterling (1500 €)/ maladie mentale permanente.
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Re: Rapport médico-légal de la section parisienne

Message  M. Weiss T. le Mar 26 Déc - 14:13

Compte rendu de l'affaire Woodscrope de l'Agent J. Myer
L’Affaire de la Maison Woodscrope


[quote]
    Tout
    a commencé en Angleterre en 1987. Laura Treffert est en transe pendant
    un concert. Elle sait que des événements sont à venir. L’Agence du
    Dernier Rempart doit prendre contact avec Mademoiselle Treffert, par le
    biais d’une missive qu’un de ses dévoués Agents devait lui transmettre.


    En 1987, les Agents du Dernier Rempart sont conviés par le Professeur
    Hamilton à se rendre en Angleterre, plus précisément à Bosdam dans les
    environs de Londres. Cette petite ville de mille cinq cents âmes était
    au prise avec une sombre affaire de meurtres rituels. Connaître
    l’histoire de cette bourgade fut l’une des premières recherches et sans
    doute la plus judicieuse pour les débuts de l’Agent Myers. Ce dernier
    venait juste de prendre du service au sein de l’A.D.R., mais les Agents
    chevronnés Estevez, Paxton et Markway, qui dirigeait cette mission,
    serait un atout précieux pour former ce jeune enquêteur en devenir.


    Bien que les voyages sont censés former la jeunesse, la traversée du
    Channel n’a jamais été une expérience gratifiante : tangage, bruine,
    vent et souvent l’odeur de la marée mêlée à celle de vapeurs d’essence
    des voitures dans les cales du ferry sont les premiers éléments
    hostiles que devaient rencontrer les investigateurs. Cependant des
    évènements plus sombres devaient les marquer lors de ce voyage.


    Bosdam Green présente la carte postale de l’Angleterre racontée par
    Agatha Christie : verte, légèrement vallonnée, paisible mais humide.
    L’arrivée au manoir de Harold Treffert, le père de Laura avec qui le
    contact devait se faire, fut salvatrice pour les esprits et les corps,
    fatigués et mouillés, mais n’apportant aucun répit. Disparition, passé
    glauque, violence sans pareil, l’horreur touchait la pureté de
    l’enfance de la maison Treffert.

    La fille du valet du maître de
    maison, Oscar Hunter, avait disparu en même temps que sa nièce,
    quelques heures plus tôt dans l’après midi. Laura Treffert avait décidé
    de mener les recherches et n’avait pas réapparu depuis lors. Le mystère
    était épais, la nuit angoissante et les ennuis ne faisaient que
    commencer.

    La police étant présente, différentes recherches
    avaient commencé mais aucune n’avait abouti, et ce à cause du mauvais
    temps, mais aussi des éléments trop vagues pour connaître les
    évènements. Les enfants semblaient avoir disparu aux alentours de
    Woodscrope Hall, le Manoir Woodscrope, qui n’était plus habité depuis
    plus de trente cinq années. Harold tendit alors un journal aux
    investigateurs épuisés et mais néanmoins curieux : il datait de 1953 et
    on pouvait lire un article relatant la condamnation à mort du Docteur
    Woodscrope. Ses crimes relevaient de la torture sur enfants lors de la
    Deuxième Guerre Mondiale, notamment au cours d’études psychiatriques.
    La photographie de cet être apparemment anonyme dégageait tout à coup
    une aura démoniaque. Comme si soudainement, les Agents prenaient
    conscience de regarder l’image du Démon...

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Re: Rapport médico-légal de la section parisienne

Message  M. Weiss T. le Mar 26 Déc - 14:16

Woodscrope avait eu une épouse, morte en couche, et un enfant que personne n’avait pu identifier. Peut être était il revenu sur les lieux des crimes de son père pour le continuer ses horreurs.
Tout ceci relevait du mauvais scénario de film d’horreur. L’Agence du Dernier Rempart aurait pu constater qu’un mystère bien plus conséquent se cachait derrière cette affaire.

Leur arrivée dans la propriété se fit par la grille de l’entrée de l’allée principale. Des enfants avaient facilement pu entrer par des interstices des contours de la propriété, comme l’avait soulignée la Police. Une allée sombre, l’herbe et la végétation prenant le pas sur l’allée de gravillon les obligèrent à abandonner la voiture. La nuit, le vent, la pluie, tout était propice à ce qui allait se dérouler : la vision de Myers fut lente et brutale, hypnotisante et dénuée de sens, pourtant effrayante. Une lueur rouge dans le vase d’une statue au cœur d’une fontaine sur le parvis du Manoir, du sang qui s’en écoule, la fontaine emplie d’un liquide rouge et poisseux, un couloir s’enfonçant dans le vase menant vers une porte qui renferme une lumière rougeâtre. La gifle de l’Agent Paxton permit de remettre tout à sa place dans l’esprit de Myers. Tout ceci ne pouvait être qu’une illusion… qui toucha à sont tour Markway, qui en fut libéré tout aussi brutalement par Myers. Un échange de regard fit comprendre aux deux Agents que tout n’était pas aussi clair autour de cette bâtisse que cela le paraissait.

L’investigation mena rapidement les investigateurs à s’apercevoir qu’une entrée avait été pratiquée à travers un soupirail de la cave, que seul un enfant avait pu pratiquer, de part sa petitesse. Leur chemin se dirigea logiquement vers l’entrée du Manoir afin de se rendre dans le sous-sol afin de suivre la piste des enfants.

Pourtant dès l’entrée, un élément bizarre vint les percuter de plein fouet : la ligne téléphonique, coupée depuis de nombreuses années, fit retentir la sonnerie du téléphone. Au même instant, les quatre Agents prirent conscience que l’heure indiquée était juste, alors que le balancier ne fonctionnait pas. Au cœur de l’horloge même ne siégeaient pas un mécanisme complexe et étrange mais des doigts d’enfants…

Une visite rapide des pièces avoisinantes ne permit pas de trouver un chemin satisfaisant aux enquêteurs, mais leur donna une nouvelle raison de s’inquiéter : l’horloge fascinante marquait une autre heure à présent. Une heure qui ne pouvait pas s’être affichée autrement que par le truchement d’une tierce personne ou d’une force surnaturelle. Rien de ce qui se passait ne les avait préparé à ça. L’heure de l’alarme qui venait de retentir, une alarme telle que celle qu’on entendait lors des raids allemands sur l’Angleterre pendant la dernière Guerre Mondiale. Guerre pendant laquelle le Professeur Woodscrope… impossible !

La cuisine faisait partie de la suite des investigations et le monte-charge devait dégager une aura inquiétante, comme si le sous-sol de cette maison ne pouvait être atteint, regarder au fond du puits devenait alors la suite logique dans la descente vers l’horreur. Et ce que les Agents découvrirent fut choquant. Un petit garçon, aux alentours de sept ou huit ans, pendu juste en dessous du monte-charge. Un examen rapide de son corps indiqua qu’il était mort depuis peu, mais qu’il possédait de plus une incision profonde et recousue, au niveau du thorax. Le pauvre Westley Barnes était mort, gisant devant leurs yeux. Mais quand ? et qui était il ?

Les évènements se sont alors accélérés. Si l’inquiétude pouvait se lire sur le visage des investigateurs, la tension se mit tout à coup à être palpable dans la maison. Des chuchotements furent perçus par les Agents, venant sans doute du sous-sol. Si cet endroit des manoirs faisait traditionnellement naître de l’inquiétude chez les enfants, dans ce cas, la peur venait frapper également des Agents formés à ce type d’inquiétudes.

Le sous-sol se composait de multiples cellules dans lesquelles étaient entreposés fioles étranges, bocaux remplis de formol, objets et meubles divers. La marque de l’horreur apparu quand un enfant squelettique habillé comme dans les années mille neuf cent cinquante prit peur en voyant arriver les investigateurs. Même si Markway et Paxton tentèrent de le faire venir à eux, il parvint à s’échapper en entrant dans une fissure dans laquelle seule un enfant au bord la mort aurait pu s’engouffrer.

Illusion ou vision prophétique, le doute apparaît encore une fois lorsque les Agents perçurent une image inquiétante. Du sang suintant du plafond, avec au sol le cadavre d’une des fillettes. Sur son corps, le symbole d’un démon, dont le nom commencerait par la lettre –t. Alors l’horloge se mit à sonner minuit quand il ne devait être que 23 H 20.

Si le bruit de cette sonnerie d’alarme se mit à retentir à nouveau, l’esprit des investigateurs se mit à entrevoir les premières conclusions. Paxton fut le premier à émettre l’idée : « ici le futur, le présent et le passé s’entremêlent ». Rien n’était moins sûr que le temps ne semblait plus se dérouler linéairement.

Visiter les cellules devint une angoisse, quand le temps devenait volatile, mais aussi lorsque Estevez disparut. Même s’il venait de prévenir ses comparses en soulignant qu’il s’éloignait pour vérifier une information, il n’aurait pas pu se perdre, ainsi que nous. Un drap en plastique derrière lequel une victime demande de l’aide, Estevez qui n’arrive pas à sortir de la pièce dans laquelle il se retrouve attaché et bâillonné, une salle de torture avec Estevez qui semble avoir perdu l’esprit, le temps, l’espace semble trop perturbé dans ce lieu infernal pour que les investigateurs y restent plus longtemps. La visite de la cave n’ayant pu aboutir à la moindre conclusion, ne serai-ce que pour les traces des enfants dans la cave abandonnée, ils devaient sortir avant qu’Estevez ne perde ce qu’il lui reste de santé mentale.

Mais arrivés, dans la cuisine, tout se mit à changer, de façon aussi brutale qu’impromptue : Westley avait disparu, Ramon Estevez était devenu Laura Treffert, qui avait été emprisonnée et torturée dans une cellule, et l’Agent Estevez disparu avait réapparu.

Après cet intermède plein de violence et d’incompréhension générale, la visite de la maison devait continuer. Elle reprit par la bibliothèque qui recelait quelques informations propres à l’investigation sur l’histoire de son ancien propriétaire. Une Bible possédait des pages ensanglantées sur lesquelles apparaissaient des illustrations présentant des démons et autres créatures maléfiques. L’un des démons correspondait bien à celui dont ils avaient senti la présence dans la cave. Un symbole semble être la marque de ce démon.

Après avoir fouillé la bibliothèque, ce fut au tour du bureau. Dans ce dernier, les investigateurs trouvèrent des formules chimiques obscures, parlant de soigner les maladies mentales et les pauvres créatures touchées par ces dernières. Mais le livre de compte est l’élément le plus intéressant, car en compulsant quelques lignes concernant des sommes utilisées pour poursuivre ses études, le Docteur Woodscrope semble percevoir de l’argent jusqu’en mille neuf cent soixante cinq, soit douze après sa mort. L’esprit des investigateurs se mît à émettre des doutes sur la véracité de la mort du bon Docteur. Pourtant, des nombreuses preuves ne pourraient étayer cette thèse. Le changement d’écriture dans le carnet de comptes marque un nouveau tournant dans cette descente dans l’horreur : un esprit sans doute plus perturbé encore que celui de Woodscrope avait cherché à poursuivre les études infernales, après sa mort.

Se rendant vers l’escalier menant à l’étage, ils virent qu’une pauvre âme s’était réfugiée sous l’escalier. C’était le petit Westley Barnes qui avait suivi le cours du temps et donc revenu en arrière, avant qu’il ne se pendît. Ce dernier nous informa que son père était avec le Docteur Woodscrope et qu’il prenait soin des enfants, ou tout du moins qu’il les aidait.

Si la bibliothèque contenait de nombreux secrets permettant d’évaluer le degré d’implication de données extérieures quant au développement de recherches monstrueuses, la salle de classe à l’étage allait être le théâtre d’un déchaînement de forces incommensurables.

Une salle de classe faisait office de premier étage. Un tableau noir sur lequel était inscrit de nombreuses inscriptions cunéiformes semble attirer le regard des tables de classes. Parmi l’une d’elle, trônait en son milieu un livre que les investigateurs s’accordent après coup à le qualifier de « magique » ou tout du moins « empli d’une puissante magie ». Myers, inconscient du danger apparaissant à ses yeux, préféra le garder afin de l’étudier.

Une nouvelle manifestation surnaturelle apparut par le biais de bruits de pas d’enfants courant dans cette salle. Alors qu’Estevez, Paxton et Markway commençaient à réfléchir sur le phénomène tout en établissant une communication avec les deux petites filles disparues en écrivant sur le tableau noir, Myers fut pris d’une soudaine et incontrôlable besoin d’incanter ce que le livre contenait de magique. Un brouillon de mots fut émis par sa gorge, et personne ne put l’empêcher de continuer cette cacophonie langagière. Markway fut projeté par une force invisible, le temps et l’état de la pièce se mirent à nouveau à fluctuer.

Myers tomba en syncope tout en laissant s’échapper l’ouvrage infernal.

C’est à ce moment que le mal et l’horreur firent leur entrée et que le cauchemar final atteint son apogée.

Woodscrope fit son apparition : les enfants qu’il avait martyrisé le protégeait telle une nuée de sauterelles empêchant le maître infernal d’être approché. L’inscription sur le tableau se trouvait être une invocation démoniaque lui permettant de ne jamais mourir, ou plus précisément un message transmis par sa bouche et appris et loué par les enfants innocents. Visiblement, un illuminé fou et dangereux avait joué avec des forces infernales et était parvenu à ramener à la vie des enfants malmenés qu’il avait tué ou qu’il s’apprêtait à tuer. Ses expériences ne pouvaient, selon ses dires, être arrêtées, et qu’il était trop tard pour tout arrêter, ce que les Agents préférèrent juger par eux-mêmes.

C’est à ce moment que les investigateurs décidèrent d’agir : le livre fut brûlé et Woodscrope attaqué. Les enfants ne purent empêcher les Agents de mettre à mal le Docteur et quelques uns de ses enfants dorénavant fanatiques et possédés.

Lorsque le torrent de violence qui avait frappé la salle de classe se fut estompé, les investigateurs purent redescendre au rez-de-chaussée afin d’établir un plan de repli. Après tout le monstrueux Docteur avait été touché à mort, et pourtant s’était relevé et avait disparu. Une fuite digne mais néanmoins efficace devait être envisagée.

Contrairement à ce que les lois de l’univers connu régissent, le monde en dehors de la bâtisse avait cessé d’exister et une fuite ne pouvait avoir lieu. Les ombres et le mal qui entourait le lieu commençait à réussir à s’infiltrer. Seule la file d’Oscar Hunter était responsable involontairement. En effet, son corps était marqué par le sceau de la destruction du démon. Suite à une incompréhension générale, la fillette allait être sauvagement abattue par l’Agent Paxton, toujours prompt à utiliser des méthodes expéditives, mais l’Agent Myers dans un élan surnaturel parvint à déjouer ce plan.

Parvenant à retirer les marques d’incantation, le mal, le maelstrom de ténèbres et d’horreur qui atteignait son apogée à ce moment précis, s’arrêta brusquement. Il ne restait plus qu’un souvenir dans l’esprit des investigateurs, un souvenir qui se transformait lentement en angoisse, en peur et en questionnement. Qu’était advenu de Barnes ? et des autres enfants ? est-ce que Woodscrope était réellement mort par pendaison ? quel était ce démon ? est-ce que son pouvoir était réapparu ailleurs ?

Ces questions obtinrent une réponse : le policier Barnes se tenait devant eux avec la petite d’Oscar dans ses bras. Le risque fut calculé, la difficulté pesée, les tirs fusèrent mais la mort ne vint pas frapper Westley. Ne pouvait il pas mourir ?

Un acharnement fut nécessaire pour réduire à néant tout fuite de ce monstre de Barnes. Ce dernier faisait partie d’une expérience visant à ranimer les morts. D’après son propre aveu, il admit vouloir inverser le processus en recommençait ce qu’avait fait Woodcroft. La dernière image que devait garder en tête les investigateurs fut celle de Barnes prit dans des fils de fer barbelés, la tête en arrière, des flèches indiquant sont thorax.

Après être parvenu à sortir du Manoir Woodcroft, Estevez et Myers retournèrent dans la bâtisse pour savoir ce que cachait le thorax de ce monstre. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils virent la place du cœur entièrement vide. Barnes « vivait », sans cœur. Cette absence de cœur pouvait elle lui permettre de survivre après cette seconde mort ? En tout cas, les deux Agents ne souhaitèrent pas laisser une chance à l’abomination au thorax béant dans la cuisine de ce lieu maudit, en provoquant un incendie que les habitants du hameau ne purent ni expliquer ni éteindre avant que les fondations ne furent complètement réduites en cendre.

Mais une question reste en suspens : que cache la Tour Saint Jacques ?

... Fin du rapport
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